Partenariat entre l’université de Lomé, le lycée Sigma et Cesi

Stéphan Seiler, de Cesi, Adama Mawulé Kpodar (Université de Lomé), et Mama Omorou (Sigma). - © Université de Lomé
Stéphan Seiler, de Cesi, Adama Mawulé Kpodar (Université de Lomé), et Mama Omorou (Sigma). – © Université de Lomé

L’université de Lomé, au Togo, a signé un partenariat stratégique avec un établissement local, Sigma, et l’école d’ingénieurs française Cesi le 14/03/2025.

Les objectifs affichés pour ce partenariat sont multiples :
  • diffuser la méthode pédagogique « par projets » ;
  • familiariser les enseignants togolais des deux établissements avec cette méthode pédagogique ;
  • renforcer la présence de Cesi et de ses partenaires africains en Afrique de l’Ouest.
« Le lycée Sigma est un lycée de qualité : presque 100 % de leurs élèves ont une mention très bien au baccalauréat. Nous avons aussi découvert que l’université de Lomé dispose d’un certain nombre de centres de recherche sur des sujets d’actualité, tels que l’innovation ou la ville durable. Cela nous a paru intéressant de créer ce triangle vertueux », déclare, le 22/04 au bureau Afrique de News Tank, Stefan Seiler, directeur des programmes internationaux de Cesi. L’établissement, qui dispose déjà de plusieurs partenariats en Afrique, renforce ainsi sa coopération avec le continent. Le partenariat prévoit des actions et des échanges, tant d’élèves que de professeurs, entre les trois signataires. « Nous allons former leur corps enseignant, envoyer le nôtre pour y faire cours de temps en temps », précise Stefan Seiler. À l’issue de la classe préparatoire du lycée Sigma, les meilleurs élèves pourront, après sélection et entretiens, intégrer directement l’un des 25 campus de Cesi en Europe ou en Afrique.

Mettre en place des doubles diplômes

Les professeurs de l’université de Lomé, de concert avec leurs confrères français, animeront conférences et tables rondes au lycée Sigma. Des échanges d’un semestre sont aussi prévus, ainsi que la réalisation de projets dans les laboratoires de recherche de l’université de Lomé. « L’université possède par exemple un centre de recherche sur tout ce qui est ville durable, mobilité durable, énergie durable… Ce sont quelques-uns des sujets phares au Cesi. » À terme, l’école souhaite aussi mettre en place des doubles diplômes : « Nous voulons vraiment donner la possibilité à nos élèves de découvrir l’environnement africain et les enjeux qui en découlent », déclare Stefan Seiler. À ce stade, l’accord ne prévoit pas d’échange financier entre les trois parties pour sa mise en œuvre. « Nous contribuons à la réussite du partenariat en dédiant du temps d’implication, et nous prenons en charge nos déplacements si nous nous déplaçons à Lomé ». Cesi cherche néanmoins, en collaboration avec ses partenaires africains des moyens de financer les déplacements des étudiants, togolais comme français, grâce à des bourses ou au parrainage d’entreprises. Cesi a déjà noué des accords avec des établissements au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. « Nous avons développé d’autres partenariats avec des universités et des écoles, particulièrement en Afrique anglophone », précise Stefan Seiler. Parmi les concernés, Strathmore University à Nairobi au Kenya, ou l’université Ashesi au Ghana… Et Cesi reste ouvert à de nouveaux accords : « Ce qui nous importe, c’est surtout de créer une co-construction avec des écoles qui partagent nos valeurs », conclut-il. Cet article produit par Afriscitech a été publié par NewsTank Éducation & Recherche le 12/05/2025. Il est reproduit avec l’aimable autorisation de NewsTank.
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